Hébergement en Union européenne Conçu pour le RGPD · recommandations CNIL Chiffrement & journal d'audit
Connexion
Accueil/ Conseil à distance/ Procès-verbal & certificat de clôture
Conseil à distance · Page pilier

Le procès-verbal du conseil d'administration et son certificat de clôture

Rédigez un PV conforme — mentions de l'article R.225-23, signataires, registre coté et paraphé ou électronique, certification, conservation — et prouvez son intégrité par un certificat de clôture scellé et un journal d'audit horodaté re-vérifiable hors-ligne, hébergé en Union européenne.

Certificat scellé Registre horodaté Hébergement UE
pv-seance-2026-06
Procès-verbal · séance du 23/06Scellé
Quorum & présences figés9/12
Résultats de vote agrégés
Certificat de clôture
Empreinte horodatéeEd25519
Mentions R.225-23
Présents, représentés, excusés, absents et incidents techniques.
Registre conforme
Coté et paraphé, ou électronique au sens du décret 2019-1118.
Intégrité démontrable
Scellé à la clôture et journal d'audit re-vérifiable hors-ligne.
Conservation 5 ans
PV, copies certifiées et certificats reliés, hébergés en UE.
Les enjeux

Un procès-verbal mal sécurisé fragilise toutes les décisions du conseil

Le procès-verbal est la preuve des décisions du conseil. S'il est contesté — sur ses mentions, ses signatures ou son intégrité — c'est la régularité même de la délibération qui vacille, parfois des mois après la séance.

  • Difficile de prouver qu'aucune page n'a été modifiée après coup.
  • Le registre papier coté et paraphé n'horodate pas la version exacte.
  • Les résultats de vote et la feuille de présence se perdent ou divergent.
  • Les incidents de visioconférence ne sont pas consignés comme l'exige R.225-23.
La solution

Le PV juridique, adossé à un certificat de clôture scellé

À la clôture de la séance, la plateforme fige les résultats de vote, la feuille de présence et l'horodatage dans un certificat de clôture scellé. Le procès-verbal est ensuite rédigé, relu, adopté et signé — et reste rattaché à cette preuve d'intégrité.

Certificat de clôture · séance du 23/06Scellé
Quorum9/12 · atteint
Résolutions adoptées4 / 5
Empreintea91f…e7c2

Données illustratives. Le certificat de clôture est un document de séance, sans valeur eIDAS revendiquée.

Le guide complet

Tout savoir sur le procès-verbal du conseil d'administration

Mentions obligatoires, signataires, registre, certification, conservation, valeur probante : ce guide couvre le droit applicable et l'angle trop souvent oublié — l'intégrité technique du document. Il ne constitue pas un avis juridique ; vos statuts priment.

Qu'est-ce que le procès-verbal du conseil d'administration ?

Le procès-verbal — couramment abrégé en « PV » — est l'écrit qui relate le déroulement d'une réunion du conseil d'administration et consigne ses décisions. Il transforme une discussion collégiale en preuve durable : il atteste qui était présent, que le quorum était atteint, quelles résolutions ont été soumises au vote et avec quels résultats. À ce titre, le procès-verbal est la pièce maîtresse qui rend une délibération opposable et démontrable, parfois plusieurs années plus tard, en cas de contrôle, de cession ou de contentieux.

Pour la société anonyme (SA), le formalisme du procès-verbal s'appuie principalement sur les articles R.225-22 et R.225-23 du Code de commerce, complétés par les statuts et, le cas échéant, le règlement intérieur. Pour la SAS, la liberté statutaire domine : ce sont les statuts qui organisent le formalisme. Dans tous les cas, le procès-verbal s'inscrit dans une chaîne : convocation, quorum et feuille de présence, vote des résolutions, puis procès-verbal et certificat de clôture. Chaque maillon conditionne la solidité du suivant.

Les mentions obligatoires du procès-verbal (article R.225-23)

L'article R.225-23 du Code de commerce fixe le socle des mentions du procès-verbal des réunions du conseil. Il doit notamment indiquer :

  • Le nom des administrateurs présents, représentés, excusés ou absents ;
  • La présence ou l'absence des personnes convoquées à la réunion en vertu d'une disposition légale (commissaire aux comptes, représentant du comité social et économique) ;
  • Le cas échéant, la mention de la survenance d'un incident technique relatif à la visioconférence ou aux moyens de télécommunication lorsqu'il a perturbé le déroulement de la séance ;
  • Les signatures requises (voir plus bas), qui attestent l'authenticité du procès-verbal.

À ces mentions réglementaires s'ajoutent, en pratique, les éléments qui donnent au procès-verbal sa portée probante : date, heure et lieu (ou modalités de la séance à distance), constatation du quorum, ordre du jour, résumé des débats, texte des résolutions, résultats détaillés de chaque vote (pour, contre, abstention), ainsi que les éventuelles réserves ou déclarations d'administrateurs. Vos statuts peuvent imposer des mentions supplémentaires : ils priment sur les usages.

Qui rédige et qui signe le procès-verbal ?

La rédaction du procès-verbal incombe en pratique au secrétaire de séance, désigné en début de réunion. Il peut s'agir d'un administrateur, du secrétaire du conseil ou d'un tiers (juriste, conseil) autorisé à assister à la séance. Sa mission : restituer fidèlement les débats et les décisions, sans interprétation.

La signature, elle, obéit à une règle plus stricte pour la SA : le procès-verbal est signé par le président de séance et par au moins un administrateur. En cas d'empêchement du président, il est signé par deux administrateurs au moins. Ces signatures matérialisent l'adoption du procès-verbal et son authenticité. Dans une SAS, ce sont les statuts qui désignent rédacteur et signataires : la souplesse est plus grande, la rigueur tout aussi nécessaire.

Point de vigilance. La plateforme produit un document de séance et un certificat de clôture côté application. Elle ne présente jamais le procès-verbal comme « signé électroniquement à valeur eIDAS » : la signature manuscrite ou la signature électronique au sens du droit relève d'un choix qui vous appartient, à arbitrer avec votre conseil. Voir notre page signature électronique du conseil d'administration.

Le registre des délibérations : coté, paraphé… ou électronique

Les procès-verbaux des délibérations du conseil sont consignés sur un registre spécial tenu au siège social. Ce registre est coté et paraphé, soit par le greffe du tribunal de commerce, soit par un juge du tribunal, soit par le maire de la commune du siège social. À défaut de registre relié, les procès-verbaux peuvent être établis sur des feuillets mobiles numérotés sans discontinuité, paraphés dans les mêmes conditions : une fois remplis, ces feuillets sont réunis et ne peuvent plus être modifiés ni intervertis.

Depuis le décret n°2019-1118, la tenue dématérialisée du registre est admise, sous réserve de conditions garantissant l'intégrité, la datation et la conservation durable des écrits. C'est précisément l'apport d'un board portal : au lieu de paraphes physiques que l'on ne peut horodater à la version près, chaque procès-verbal est conservé dans un registre horodaté re-vérifiable, rattaché à son certificat de clôture. Pour aller plus loin, voir la gestion des documents du conseil et le conseil d'administration en ligne.

Certifier conforme une copie ou un extrait

Pour produire un procès-verbal auprès d'un tiers — banque, notaire, greffe, administration — on n'utilise pas l'original consigné au registre, mais une copie ou un extrait certifié conforme. La certification est faite par le président du conseil d'administration, le directeur général, le directeur général délégué, le secrétaire du conseil ou un fondé de pouvoir habilité à cet effet. Elle atteste que la copie reproduit fidèlement la délibération inscrite au registre.

La plateforme facilite l'édition de copies et d'extraits rattachés à leur certificat de clôture. Un destinataire peut ainsi vérifier que la copie qu'il reçoit correspond bien à la version scellée à la clôture de la séance : l'empreinte du document doit concorder avec celle figée dans le registre horodaté.

Délai de rédaction, adoption et conservation

Le Code de commerce ne fixe pas de délai impératif unique pour rédiger le procès-verbal du conseil. La bonne pratique consiste à l'établir rapidement après la séance — tant que les débats sont frais — à le diffuser pour relecture, à l'adopter (souvent au conseil suivant) puis à le faire signer dans un délai raisonnable. Un procès-verbal rédigé trop tard expose à des erreurs de mémoire et à des contestations.

Côté conservation, les procès-verbaux et leur registre doivent être conservés durablement : une durée minimale de cinq ans est usuellement retenue au titre de la prescription de droit commun de l'article 2224 du Code civil, mais une conservation plus longue est recommandée pour les décisions structurantes (cessions, opérations, mandats). Le certificat de clôture, lui, est scellé dès la clôture de la séance : il fige immédiatement les résultats de vote, la feuille de présence et l'horodatage, avant même la rédaction finale du procès-verbal.

La valeur probante du procès-verbal : le maillon faible, c'est l'intégrité

Régulièrement établi et signé, le procès-verbal fait foi jusqu'à preuve contraire des délibérations qu'il rapporte. C'est un atout considérable : en cas de litige, c'est cette pièce que le juge examine pour vérifier la régularité de la décision. Mais cet atout a une condition silencieuse : il faut pouvoir démontrer que le document produit est bien celui qui a été adopté, sans page modifiée, sans résultat retouché, sans réserve effacée.

Le paraphe papier répond partiellement à ce besoin : il rend l'intervertion plus difficile, mais il n'horodate pas la version exacte et ne permet pas de prouver, des années plus tard, qu'un alinéa n'a pas été glissé. C'est là qu'intervient l'intégrité technique : un scellé cryptographique apposé à la clôture, plus un journal d'audit horodaté re-vérifiable hors-ligne. Toute modification du contenu scellé devient alors détectable par simple recalcul d'empreinte, indépendamment du fournisseur. La réglementation des délibérations n'impose pas ce niveau de preuve, mais il transforme un procès-verbal « difficile à contester » en procès-verbal « démontrablement inaltéré ».

Le certificat de clôture : ce qu'il est, ce qu'il n'est pas

Le certificat de clôture est un document de séance produit côté application, distinct du procès-verbal juridique. Au moment où le président clôt les délibérations, la plateforme fige dans un scellé interne (signatures Ed25519) trois éléments : les résultats de vote agrégés résolution par résolution, la feuille de présence à distance (qui était connecté, à quel moment), et l'horodatage de la séance. Ce scellé est ancré dans un registre horodaté re-vérifiable hors-ligne : c'est le socle Sephos ShieldedLedger.

Ce que le certificat de clôture n'est pas : il ne remplace pas le procès-verbal et ne lui confère aucune valeur eIDAS. Il ne s'agit pas d'une signature électronique qualifiée. C'est un acté applicatif qui sert de preuve d'intégrité à partir de laquelle le procès-verbal juridique est rédigé, relu, adopté et signé selon vos statuts. À noter : la solution réutilise le socle Sephos ShieldedLedger et ne revendique pas la certification CSE niveau 3.

Consigner un vote secret et chiffré dans le procès-verbal

Lorsqu'une résolution est soumise à scrutin secret (nomination, révocation, sujet sensible), le procès-verbal ne rapporte que le résultat agrégé — pour, contre, abstention — sans révéler le sens du vote de chaque administrateur. Encore faut-il que ce résultat soit fiable et re-démontrable sans rompre l'anonymat.

Le vote secret et pondéré repose ici sur un mode anonyme et chiffré : les bulletins ne sont déchiffrés qu'à la clôture, par un bureau de déchiffrement à seuil (trustees), et seul l'agrégat est publié. Le certificat de clôture conserve la trace re-vérifiable du décompte. Ainsi, le procès-verbal peut affirmer un résultat dont l'exactitude se re-démontre, sans jamais exposer le choix individuel. La garantie selon laquelle seul l'agrégat est révélé suppose un bureau à seuil et un format de bulletin agrégeable ; elle ne s'applique pas en mode public ou central.

Réserves, désaccords et déclarations d'administrateurs

Un administrateur peut demander que sa réserve, son désaccord ou une déclaration soit consigné au procès-verbal. C'est un point fréquemment négligé : une déclaration non actée peut priver un administrateur d'un moyen de défense, notamment au regard de sa responsabilité. La prudence commande d'acter la demande, de reproduire le texte exact souhaité et de l'horodater.

La plateforme permet d'attacher ces déclarations à la résolution concernée et de les figer dans le certificat de clôture. Leur existence, leur contenu et leur horodatage deviennent ainsi ultérieurement démontrables. Les modalités précises (qui peut demander quoi, sous quelle forme) relèvent de vos statuts et de votre règlement intérieur.

Le cas de la SAS : liberté statutaire, rigueur conseillée

La société par actions simplifiée (SAS) n'est pas tenue d'instituer un conseil d'administration ni de respecter le formalisme détaillé de la SA. Mais dès lors qu'un organe collégial (conseil, comité de direction, board) délibère, l'établissement d'un procès-verbal demeure vivement recommandé pour prouver les décisions et sécuriser la gouvernance. Ce sont les statuts de la SAS qui fixent les mentions, le rédacteur, les signataires et le mode de conservation : un board portal s'y paramètre sans imposer un cadre qui ne serait pas le vôtre.

La chaîne de preuve complète : de la convocation au certificat de clôture

Un procès-verbal solide n'est jamais un document isolé : il s'appuie sur tout ce qui l'a précédé. Si la convocation est irrégulière, si le quorum n'est pas attestable, ou si le vote n'est pas re-démontrable, la valeur du procès-verbal s'effrite. C'est pourquoi la plateforme relie chaque étape dans une même chaîne de preuve : convocation tracée et horodatée → feuille de présence et quorum figés → vote vérifiable → procès-verbal → certificat de clôture scellé. Chaque maillon nourrit le suivant, et l'ensemble se re-vérifie hors-ligne.

Cette page a une vocation informative et ne constitue pas un avis juridique. Les références (R.225-22, R.225-23, décret n°2019-1118, article 2224 du Code civil) sont citées à titre indicatif et peuvent évoluer ; vos statuts et votre règlement intérieur priment. Pour toute décision engageante, rapprochez-vous de votre conseil.

Modèle & structure

Ce que doit contenir un procès-verbal « visio-ready » 2025

Une structure type, à jour des mentions de visioconférence et d'incident technique exigées par l'article R.225-23.

En-tête de séance

Dénomination, date, heure, lieu ou modalités de la séance à distance, organe (conseil d'administration).

Présences

Administrateurs présents, représentés, excusés, absents ; personnes convoquées (CAC, CSE) ; secrétaire de séance.

Quorum constaté

Vérification du quorum à l'ouverture, en intégrant les administrateurs participant à distance.

Ordre du jour & débats

Rappel de l'ordre du jour et résumé fidèle des échanges, point par point.

Résolutions & votes

Texte de chaque résolution et résultat détaillé du vote (pour, contre, abstention), agrégé si secret.

Incidents techniques

Mention de toute coupure ou incident de visioconférence ayant perturbé la séance (R.225-23).

Réserves & déclarations

Déclarations d'administrateurs, réserves et désaccords actés à leur demande.

Clôture & signatures

Heure de clôture, signatures requises et rattachement au certificat de clôture scellé.

Structure indicative à adapter à vos statuts. Ne constitue pas un avis juridique.

Le déroulé

De la clôture de séance au procès-verbal opposable

Cinq étapes : la preuve d'intégrité est figée d'abord, le document juridique est rédigé ensuite.

1

Clôture du vote

Le président clôt les délibérations ; les résultats sont agrégés résolution par résolution.

2

Certificat scellé

Résultats, feuille de présence et horodatage sont figés dans un scellé Ed25519.

3

Rédaction du PV

Le secrétaire rédige le procès-verbal à partir du certificat : mentions R.225-23 incluses.

4

Adoption & signatures

Relecture, adoption, signatures du président et d'un administrateur selon vos statuts.

5

Registre & conservation

Inscription au registre horodaté re-vérifiable, conservé en UE, copies certifiables.

Comparatif

Registre papier ou registre électronique scellé ?

Critère
Registre papier coté/paraphé
Registre électronique scellé
Antivol des feuillets / intervertion
Horodatage de la version exacte
Détection d'une modification après coup
~
Re-vérification hors-ligne, sans le fournisseur
Résultats de vote & feuille de présence reliés
~
Édition de copies certifiées rattachées
~
Conservation durable hébergée en UE
~

✓ pris en charge · ~ partiel selon l'organisation · — non couvert. Comparatif indicatif ; la tenue électronique suppose le respect des conditions du décret n°2019-1118.

Preuve & conformité

Un procès-verbal dont l'intégrité se démontre

Certificat de clôture scellé, journal d'audit horodaté re-vérifiable hors-ligne et hébergement en Union européenne. Conçu pour le RGPD et dans l'esprit des recommandations de la CNIL relatives au vote électronique ; la solution réutilise le socle Sephos ShieldedLedger et ne revendique pas la certification CSE niveau 3.

Voir la conformité RGPD & CNIL
Scellé à la clôture
Signatures internes Ed25519 sur résultats, présences et horodatage
Journal d'audit re-vérifiable
Re-contrôle hors-ligne, sans dépendre du fournisseur
Hébergement en UE
Couche applicative ; données conservées en Union européenne
Par organisation

À qui s'adresse un PV scellé et son certificat de clôture

Le procès-verbal engage la responsabilité de l'organe ; sa preuve d'intégrité compte pour toute structure dotée d'un conseil.

Sociétés anonymes (SA)

Formalisme R.225-22 / R.225-23, registre coté et paraphé, signatures du président et d'un administrateur.

SAS & boards

Liberté statutaire : le PV se paramètre sur vos statuts, avec preuve d'intégrité pour les décisions sensibles.

Associations & fondations

Conseils d'administration d'associations loi 1901 et fondations : PV des délibérations selon les statuts.

Mutuelles & coopératives

Organes pondérés ou par collèges : résultats agrégés re-vérifiables consignés au procès-verbal.

Conseils de surveillance

Voir notre page dédiée au conseil de surveillance : PV et certificat de clôture transposables.

Groupes & ETI

Séances fréquentes, contrôle interne exigeant : une chaîne de preuve homogène d'un conseil à l'autre.

FAQ

Questions fréquentes sur le procès-verbal du conseil

Quelles sont les mentions obligatoires d'un procès-verbal de conseil d'administration ?

L'article R.225-23 du Code de commerce impose d'indiquer le nom des administrateurs présents, représentés, excusés ou absents, ainsi que la présence de toute autre personne ayant assisté à la réunion (commissaire aux comptes, représentant du CSE). Le procès-verbal mentionne, le cas échéant, la survenance de tout incident technique relatif à la visioconférence ou aux moyens de télécommunication lorsqu'il a perturbé le déroulement de la séance. Il rapporte les délibérations, les résolutions soumises au vote et leurs résultats. Vos statuts peuvent prévoir des mentions complémentaires ; ils priment.

Qui rédige et qui signe le procès-verbal du conseil d'administration ?

Le procès-verbal est généralement établi par le secrétaire de séance, souvent désigné en début de réunion. Il est signé par le président de séance et par au moins un administrateur ; en cas d'empêchement du président, par deux administrateurs au moins. Dans une SAS, la liberté statutaire est plus large : ce sont les statuts qui désignent le rédacteur et les signataires. Cette page ne constitue pas un avis juridique : vérifiez vos statuts et le cas échéant votre règlement intérieur.

Le procès-verbal du conseil d'administration doit-il être inscrit sur un registre coté et paraphé ?

Les délibérations du conseil sont consignées sur un registre spécial tenu au siège social, coté et paraphé par le greffe du tribunal de commerce, par un juge ou par le maire de la commune. Les procès-verbaux peuvent aussi être établis sur des feuillets mobiles numérotés sans discontinuité, paraphés dans les mêmes conditions. Depuis le décret n°2019-1118, ce registre peut être tenu sous forme électronique dans des conditions garantissant l'intégrité et la conservation des écrits.

Quelle est la valeur juridique d'un procès-verbal de conseil d'administration ?

Le procès-verbal constitue le mode de preuve privilégié des décisions du conseil et de leur régularité (convocation, quorum, majorité). Régulièrement établi et signé, il fait foi jusqu'à preuve contraire des délibérations qu'il rapporte. Sa force probante dépend de la fiabilité de sa rédaction et de la démonstration que son contenu n'a pas été altéré après la séance. Un certificat de clôture scellé et un journal d'audit horodaté re-vérifiable renforcent cette démonstration d'intégrité, sans conférer au procès-verbal une valeur eIDAS particulière.

Peut-on tenir le registre des procès-verbaux de façon électronique ?

Oui. Le décret n°2019-1118 a ouvert la tenue dématérialisée du registre des délibérations, sous réserve de conditions garantissant l'intégrité, la datation et la conservation durable des procès-verbaux. La plateforme conserve les procès-verbaux et leur certificat de clôture dans un registre horodaté re-vérifiable, hébergé en Union européenne. Il vous appartient de vérifier que votre dispositif respecte les exigences applicables à votre forme sociale ; cette page ne constitue pas un avis juridique.

Quel délai pour rédiger le procès-verbal du conseil d'administration ?

Aucun délai impératif unique n'est fixé par le Code de commerce pour la rédaction du procès-verbal du conseil. La bonne pratique consiste à l'établir rapidement après la séance, tant que les débats sont frais, à le faire relire puis adopter, et à le signer dans un délai raisonnable. Le certificat de clôture est, lui, scellé dès la clôture de la séance : il fige immédiatement les résultats de vote, la feuille de présence et l'horodatage, avant la rédaction finale du procès-verbal.

Comment certifier conforme une copie de procès-verbal ?

Les copies ou extraits de procès-verbaux à produire en justice ou ailleurs sont certifiés conformes par le président du conseil, le directeur général, le directeur général délégué, le secrétaire du conseil ou un fondé de pouvoir habilité à cet effet. La certification atteste la conformité de la copie à l'original consigné au registre. La plateforme facilite l'édition de copies et d'extraits rattachés à leur certificat de clôture, ce qui permet de vérifier qu'ils correspondent bien à la version scellée.

Faut-il un procès-verbal pour le conseil d'administration d'une SAS ?

La SAS bénéficie d'une large liberté statutaire : la loi ne lui impose pas l'organe « conseil d'administration » ni un formalisme aussi détaillé que pour la SA. En pratique, lorsqu'un organe collégial (conseil, comité, board) délibère, l'établissement d'un procès-verbal reste vivement recommandé pour prouver les décisions. Ce sont les statuts de la SAS qui fixent les mentions, le rédacteur, les signataires et le mode de conservation. Vos statuts priment.

Qu'est-ce qu'un certificat de clôture et en quoi diffère-t-il du procès-verbal ?

Le certificat de clôture est un document de séance produit côté application, au moment de la clôture des délibérations. Il fige les résultats de vote, la feuille de présence à distance et l'horodatage dans un scellé interne (signatures Ed25519) ancré dans un registre horodaté re-vérifiable hors-ligne. Il n'est pas le procès-verbal juridique : il sert de socle de preuve d'intégrité à partir duquel le procès-verbal est rédigé puis signé. Le certificat de clôture ne revendique aucune valeur eIDAS.

Comment prouver qu'un procès-verbal n'a pas été modifié après la séance ?

Au-delà du paraphe papier, l'intégrité technique se démontre par un scellé cryptographique apposé à la clôture et par un journal d'audit horodaté re-vérifiable hors-ligne : toute modification ultérieure du contenu scellé devient détectable par recalcul des empreintes, sans dépendre du fournisseur. La plateforme réutilise le socle Sephos ShieldedLedger à cette fin ; elle ne revendique pas la certification CSE niveau 3. Cette démonstration d'intégrité ne se substitue pas à la valeur probante que le droit attache au procès-verbal régulièrement établi.

Comment consigner dans le procès-verbal le résultat d'un vote secret et chiffré ?

Pour un scrutin secret, le procès-verbal rapporte uniquement le résultat agrégé (pour, contre, abstention), sans révéler le sens du vote de chaque administrateur. Le résultat provient d'un mode anonyme et chiffré : les bulletins ne sont déchiffrés qu'à la clôture, par un bureau de déchiffrement à seuil (trustees), et seul l'agrégat est publié. Le certificat de clôture conserve la trace re-vérifiable du décompte, ce qui permet de re-démontrer le résultat sans compromettre l'anonymat.

Comment consigner les réserves, désaccords ou déclarations d'un administrateur ?

Un administrateur peut demander que sa réserve, son désaccord ou une déclaration soit consigné au procès-verbal ; il est prudent d'en acter la demande et le texte exact. La plateforme permet d'attacher ces déclarations à la résolution concernée et de les figer dans le certificat de clôture, de sorte que leur existence et leur horodatage soient ultérieurement démontrables. Les modalités précises relèvent de vos statuts et de votre règlement intérieur.

Poursuivre : la séance du conseil, étape par étape

Le procès-verbal clôt une chaîne qui commence à la convocation. Explorez les maillons connexes.

Faites du procès-verbal une preuve, pas un risque

Découvrez comment le certificat de clôture scellé et le registre horodaté re-vérifiable sécurisent chaque délibération de votre conseil.