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Le vote secret et pondéré du conseil d'administration

Deux exigences distinctes, une même plateforme. Le secret du scrutin protégé par la cryptographie — dépôt anonyme adossé à une preuve d'appartenance, bureau de déchiffrement à seuil, seul l'agrégat révélé à la clôture. La pondération, les collèges et la voix prépondérante paramétrés selon vos statuts. Résultat scellé et re-vérifiable hors-ligne, hébergement en Union européenne.

Secret cryptographique Poids & collèges paramétrables Agrégat re-vérifiable
scrutin-secret-pondere
Résolution n°4 · scrutin secretAnonyme
Dépôt anonyme · preuve d'appartenance
Collèges A·B·C · poids 3/2/1appli.
Agrégat déchiffré (bureau 3/5)
pour 14 · contre 6 · abst. 2 (pondéré)
seul l'agrégat révélé · re-vérifiable hors-ligne
Secret par construction
Mode anonyme et chiffré, dépôt adossé à une preuve d'appartenance.
Bureau à seuil
Seul l'agrégat est révélé à la clôture, jamais un bulletin isolé.
Poids & collèges
Pondération et voix prépondérante paramétrées selon vos statuts.
Agrégat scellé
Certificat de clôture re-vérifiable hors-ligne, même en vote pondéré.
Le vrai sujet

Deux questions souvent confondues, jamais résolues ensemble

Le vote secret répond à une question de confidentialité : qui peut savoir comment chaque administrateur a voté ? Le vote pondéré répond à une question de représentation : toutes les voix pèsent-elles le même poids ? Ce sont deux problèmes de nature différente. Le premier se résout par la cryptographie ; le second par un paramétrage fidèle à vos statuts. La plupart des outils traitent l'un sans l'autre, ou les confondent.

  • Le secret est promis, mais l'éditeur peut techniquement lire un bulletin.
  • La pondération est présentée comme une « sécurité » alors que c'est un réglage.
  • Les collèges et la voix prépondérante sont mal articulés avec les statuts.
  • Le résultat pondéré ne peut pas être re-vérifié de façon indépendante.
Notre parti pris

La crypto pour le secret, vos statuts pour le poids

Nous séparons clairement les deux couches. Le secret du scrutin est une propriété cryptographique du socle : dépôt anonyme, bureau à seuil, agrégat seul révélé. La pondération, les collèges, la voix prépondérante et la majorité applicable sont une couche applicative, paramétrée selon vos statuts. Le résultat, secret ou pondéré, reste scellé et re-vérifiable hors-ligne.

Deux couches, deux natures
Socle Secret, intégrité, re-vérifiabilité (cryptographie).
Appli Poids, collèges, voix prépondérante, majorité (statuts).

Le socle technique réutilise Sephos ShieldedLedger ; il ne revendique pas la certification CSE niveau 3.

Le dossier · secret

Le vote secret au conseil d'administration, sans faux-semblant

Ce qu'un scrutin secret protège réellement — et ce qui sépare un secret cryptographique d'un secret seulement promis.

Qu'est-ce qu'un vote secret au conseil ?

Un vote secret est un scrutin dans lequel le sens du vote de chaque administrateur n'est connu de personne : ni des autres administrateurs, ni du président, ni du secrétaire, ni de l'éditeur de la plateforme. On sait qu'un administrateur a voté — c'est nécessaire au quorum et à la sincérité du décompte — mais jamais comment il a voté. À l'opposé, un vote public ou nominatif assume que le sens du vote de chacun soit consigné, parfois exigé pour engager la responsabilité des administrateurs sur certaines décisions. Le choix entre les deux n'est pas technique : il est de gouvernance, et vos statuts en fixent souvent les cas.

La confusion fréquente consiste à croire qu'un vote « confidentiel » suffit à faire un vote secret. Un résultat affiché sans noms, mais que l'administrateur de la base de données peut ré-associer à chaque votant, n'est pas un scrutin secret : c'est un scrutin nominatif dont on cache l'affichage. Le secret se juge à la racine : existe-t-il, quelque part, un acteur capable de relier une identité au sens d'un bulletin ? S'il existe, le secret n'est que déclaratif.

Quand faut-il imposer le scrutin secret ?

Le secret s'impose dès que le sens du vote pourrait exposer un administrateur, fausser sa liberté ou cristalliser des tensions. Quelques familles de décisions reviennent systématiquement :

  • ·Nominations et révocations : désignation du président, de directeurs généraux, de mandataires sociaux, cooptation ou révocation d'un administrateur.
  • ·Sujets de personnes : rémunérations, sanctions, différends interpersonnels, situations à forte charge émotionnelle.
  • ·Conflits d'intérêts : décisions où la pression entre administrateurs pourrait biaiser un vote nominatif.
  • ·Demande d'un administrateur : certains règlements intérieurs ouvrent le scrutin secret de droit à la demande d'un seul membre.

Certains statuts prévoient le secret de droit pour des décisions précises ; d'autres le laissent à l'appréciation du conseil. La règle pratique : passez au secret dès que la liberté du vote prime sur la traçabilité nominative. Mais vos statuts priment, et ces repères ne constituent pas un avis juridique.

Comment Sephos réalise le secret : le dépôt anonyme adossé à une preuve d'appartenance

Le défi d'un scrutin secret est en apparence contradictoire : il faut vérifier que le votant a bien le droit de voter sans savoir comment il vote. La réponse tient en une dissociation. La liste d'émargement prouve le droit de vote et garantit qu'un administrateur ne vote qu'une fois. L'urne reçoit des bulletins chiffrés et anonymisés. Sur la plateforme, le bulletin est déposé de façon anonyme, mais adossé à une preuve d'appartenance : une attestation cryptographique qui démontre « ce bulletin émane d'un membre habilité du collège votant » sans révéler de quel membre il s'agit. On sait que le bulletin est légitime ; on ne sait pas de qui il vient.

Le bureau de déchiffrement à seuil : seul l'agrégat révélé

Reste la question décisive : qui peut ouvrir l'urne ? Dans un secret seulement déclaratif, c'est le serveur — donc l'éditeur, ou son administrateur technique. Le secret repose alors sur leur honnêteté. Avec un bureau de déchiffrement à seuil, la clé est mathématiquement partagée entre plusieurs porteurs de confiance, les trustees. Aucun d'eux ne peut, seul, déchiffrer quoi que ce soit. Le déchiffrement n'a lieu qu'à la clôture, par la réunion d'un nombre minimum de porteurs — par exemple 3 sur 5 — et il ne porte que sur l'agrégat anonymisé : le total des « pour », « contre » et « abstentions », jamais un bulletin individuel. Conséquence directe : même l'éditeur, en mode anonyme et chiffré, ne peut pas lire le vote d'un administrateur donné. C'est le même socle que celui décrit sur la page vote sécurisé du conseil d'administration.

Secret statistique : la question du seuil d'anonymat

Un point d'honnêteté que peu d'éditeurs abordent : la cryptographie protège le contenu des bulletins, mais elle ne protège pas contre la déduction statistique. Sur un conseil très restreint, un résultat unanime ou quasi unanime peut rester révélateur — si dix administrateurs votent et que le résultat est « 9 pour, 1 contre », l'unique opposant sait, et les autres peuvent parfois deviner. Le secret cryptographique est intact ; le secret pratique, lui, dépend d'un seuil d'anonymat suffisant. C'est pourquoi le scrutin secret a d'autant plus de valeur que l'effectif votant est important, et qu'il convient, sur de petits effectifs, d'en mesurer la portée réelle avant de promettre l'anonymat absolu.

Ce que le secret ne dit jamais

Une précision de cadrage : la garantie « aucun déchiffrement individuel possible » s'applique uniquement en mode anonyme et chiffré, avec un bureau à seuil et un format de bulletin agrégeable. Elle ne s'applique ni à un vote public, ni à un vote nominatif, dans lesquels le sens du vote de chaque administrateur est, par nature, connu. Choisir le mode de scrutin reste une décision de gouvernance, et non un réglage anodin : vos statuts priment.

Le test décisif

Secret déclaratif ou secret cryptographique ?

La seule question qui tranche : à la clôture, qui possède la clé pour ouvrir un bulletin ?

Secret déclaratif

L'affichage est anonyme, mais l'identité reste ré-associable côté serveur.

  • ×Un bulletin individuel peut, en théorie, être relié à un votant.
  • ×Le secret repose sur la confiance, pas sur les mathématiques.
  • ×Le résultat ne se re-vérifie pas sans le serveur.
Secret cryptographique

Dépôt anonyme adossé à une preuve d'appartenance ; clé partagée entre trustees.

  • Aucun déchiffrement individuel possible, pas même par l'éditeur.
  • Seul l'agrégat est déchiffré, à la clôture.
  • Le résultat se re-vérifie hors-ligne, sans nous.

La garantie « aucun déchiffrement individuel possible » s'applique uniquement en mode anonyme et chiffré, avec un bureau de déchiffrement à seuil et un format de bulletin agrégeable. Sur un effectif réduit, un résultat très tranché peut rester déductible : c'est la limite du secret statistique, distincte de la garantie cryptographique.

Le dossier · pondération

Vote pondéré, collèges et voix prépondérante : une couche applicative

Le poids des voix n'est pas une propriété de la cryptographie. C'est une règle de gouvernance, que la plateforme exécute fidèlement selon vos statuts.

Qu'est-ce que le vote pondéré ?

Au conseil d'administration d'une société, le principe est généralement « une personne, une voix ». Mais d'autres organes de gouvernance — associations, mutuelles, coopératives, groupements d'intérêt, organes paritaires — attribuent à chaque administrateur, ou à chaque catégorie, un poids de voix différent. La pondération peut refléter des apports, des effectifs représentés, des cotisations, ou un équilibre négocié entre parties. Concrètement, le vote d'un administrateur pondéré à 3 compte trois fois plus, dans le décompte, que celui d'un administrateur pondéré à 1. La plateforme intègre ces poids au moment de l'agrégation : le résultat publié est déjà pondéré.

Point capital : cette pondération relève de la couche applicative. Elle se paramètre selon vos statuts et n'est pas une garantie du socle cryptographique. Le socle assure le secret, l'intégrité et la re-vérifiabilité ; il n'invente pas vos règles de poids et n'en juge pas la validité. Nous tenons à cette distinction : présenter un réglage de gouvernance comme une propriété mathématique serait trompeur.

Le vote par collège

Un collège regroupe des administrateurs partageant une même qualité : représentants de catégories de membres, administrateurs salariés, représentants de collectivités ou de financeurs, fondateurs. Le vote par collège permet de décompter les voix groupe par groupe, et parfois d'exiger une condition de majorité au sein de chaque collège, ou d'affecter à chaque collège un poids global. Sur la plateforme, chaque administrateur est rattaché à son collège ; le décompte respecte la structure définie. Là encore, c'est un paramétrage applicatif, calé sur vos statuts et votre règlement intérieur. La preuve d'appartenance évoquée plus haut s'articule naturellement avec les collèges : un bulletin anonyme peut attester « émane du collège B » sans révéler quel membre du collège B l'a déposé.

La voix prépondérante du président

En cas de partage égal des voix, les statuts peuvent attribuer au président une voix prépondérante : sa voix tranche, ou compte double. Cette faculté n'existe que si les statuts la prévoient et dans les conditions qu'ils fixent ; certaines décisions peuvent l'exclure. Sur la plateforme, la voix prépondérante est un paramètre applicatif, activé selon vos statuts. Une mise en garde s'impose : une voix prépondérante est, par nature, difficilement compatible avec un scrutin strictement secret, puisqu'elle suppose d'identifier la voix du président pour l'appliquer. Lorsque les deux règles se croisent, l'arbitrage relève de vos statuts et de votre direction juridique.

Majorité simple ou majorité qualifiée ?

Le poids des voix ne dit rien, à lui seul, du seuil d'adoption. Deux régimes coexistent. La majorité simple est atteinte quand une résolution recueille plus de voix « pour » que de voix « contre » parmi les suffrages exprimés, une fois le quorum vérifié. La majorité qualifiée exige un seuil renforcé — par exemple les deux tiers ou les trois quarts — et se calcule parfois sur les membres en fonction plutôt que sur les seuls présents. Le traitement des abstentions, des votes blancs et des absents varie selon les textes. La plateforme calcule le résultat selon la règle paramétrée, résolution par résolution ; le choix de cette règle appartient à vos statuts. Ces éléments sont informatifs et ne constituent pas un avis juridique.

L'articulation avec les statuts : la règle d'or

Poids de voix, collèges, voix prépondérante, type de majorité, cas de scrutin secret : toutes ces règles trouvent leur source dans les statuts et le règlement intérieur. La plateforme ne fait que les refléter, fidèlement, résolution par résolution. La règle d'or demeure : vos statuts priment, et l'outil exécute sans jamais s'y substituer ni se prononcer sur leur validité. Avant toute mise en place, le paramétrage doit être confronté à vos textes avec votre direction juridique. Le cadre général est développé sur la page quorum du conseil d'administration, qui précise comment le quorum conditionne la validité du vote.

Les fondamentaux

Six notions pour paramétrer correctement vos scrutins

Scrutin secret

Mode anonyme et chiffré : dépôt anonyme adossé à une preuve d'appartenance, agrégat seul révélé. Propriété du socle.

Poids de voix

Pondération par administrateur. Paramètre applicatif : défini selon vos statuts, exécuté au décompte.

Collèges

Décompte par groupe d'administrateurs, avec poids ou majorité interne propre. Paramètre applicatif.

Voix prépondérante

Tranche un partage égal. Activée selon vos statuts ; peu compatible avec un secret strict.

Majorité

Simple ou qualifiée, sur les exprimés ou les membres en fonction. Règle de vos statuts.

Certificat de clôture

Scelle l'agrégat — secret ou pondéré — et le rend re-vérifiable hors-ligne. Propriété du socle.

Comparatif

Ce que garantit le socle, ce que paramètre l'application

Une plateforme honnête distingue ses garanties cryptographiques de ses réglages de gouvernance. La confusion est, ici, la première source de sur-promesse.

Élément du scrutin
Socle cryptographique
Couche applicative
Secret du bulletin (anonyme + chiffré)
Dépôt anonyme + preuve d'appartenance
Bureau à seuil · agrégat seul révélé
Agrégat scellé, re-vérifiable hors-ligne
Poids de voix (vote pondéré)
Collèges d'administrateurs
Voix prépondérante du président
Majorité simple / qualifiée

✓ garantie cryptographique du socle · ● paramètre applicatif, défini selon vos statuts et exécuté par la plateforme · — non concerné. Le poids des voix, les collèges et la voix prépondérante ne sont pas des garanties du socle cryptographique.

La preuve

Prouver un résultat secret ou pondéré, des mois plus tard

Un scrutin secret ne doit pas être un scrutin opaque. Le secret protège les bulletins ; la preuve protège le résultat.

Le paradoxe apparent du vote secret vérifiable

À première vue, secret et vérifiabilité s'opposent : comment prouver un résultat sans révéler les bulletins ? La cryptographie du vote résout précisément ce paradoxe. Le secret porte sur le contenu individuel des bulletins ; la vérifiabilité porte sur le fait que l'agrégat correspond exactement aux bulletins déposés. On peut donc démontrer que « 14 pour, 6 contre » est le décompte exact de l'urne, sans jamais ouvrir un bulletin nominatif. Le secret de chacun reste intact ; la sincérité du total est prouvée.

Le certificat de clôture scellé

À la clôture, la plateforme produit un certificat de clôture scellé par signatures internes Ed25519, qui engage l'ordre du jour, les résultats agrégés — y compris pondérés par collège — et les traces de quorum, ancré dans un journal d'audit horodaté. Sa propriété décisive : il est re-vérifiable hors-ligne, par un tiers indépendant, sans dépendre du serveur de l'éditeur. Votre direction juridique ou un expert mandaté peut recalculer les empreintes et vérifier les signatures des mois après la séance, et confirmer que le résultat agrégé n'a pas bougé. Précision de cadrage : ce certificat sert de base au procès-verbal du conseil d'administration ; il ne s'agit pas d'un procès-verbal « signé électroniquement » à valeur eIDAS, et sa valeur probante juridique dépend du cadre applicable.

Le journal d'audit en ajout seul

Le journal d'audit consigne, de façon horodatée et en ajout seul, le déroulement technique du scrutin : ouverture, paramétrage des poids et des collèges, clôture, opérations de déchiffrement par le bureau à seuil. On n'y efface rien, on n'y récrit rien : toute modification deviendrait détectable. Le journal documente comment le scrutin s'est déroulé sans jamais révéler le contenu des bulletins secrets. Pour un vote pondéré, il trace la règle de pondération appliquée, ce qui permet de re-justifier le calcul de l'agrégat.

Le certificat de résultat re-vérifiable, même pondéré

La pondération ne casse pas la preuve. Le certificat de résultat consigne le décompte agrégé tel que pondéré, la règle de poids et de collège appliquée, et les empreintes qui permettent de le re-contrôler. Un tiers peut donc vérifier non seulement que le total est sincère, mais aussi que la pondération a été appliquée conformément au paramétrage déclaré. C'est un point que la plupart des outils ignorent : ils affichent un résultat pondéré sans aucun moyen d'en re-justifier le calcul.

Conformité, RGPD et recommandations de la CNIL

Le scrutin secret sert directement la confidentialité attendue par les recommandations de la CNIL relatives au vote électronique : la délibération n°2019-053 du 25 avril 2019, applicable jusqu'à fin 2026, et la nouvelle recommandation publiée début 2026. La plateforme est conçue pour le RGPD et hébergée en Union européenne. Pour autant, aucune certification CNIL ne saurait être revendiquée : la conformité s'apprécie au regard de votre traitement et se valide avec votre délégué à la protection des données. Le détail est développé sur la page vote électronique RGPD et CNIL.

Cas d'usage

Où le secret et la pondération font la différence

Désignation du président

Scrutin secret pour préserver la liberté du vote : le secret cryptographique évite toute pression entre administrateurs.

Conseils d'association

Vote par collège de membres, parfois pondéré : la plateforme reflète la représentation prévue par les statuts.

Mutuelles & coopératives

Poids de voix par catégorie de sociétaires : décompte pondéré dont l'agrégat reste re-vérifiable.

Révocations & sanctions

Sujets de personnes appelant le secret : le scrutin reste anonyme, le résultat reste prouvable.

Partage égal des voix

Voix prépondérante du président activée selon vos statuts, à arbitrer face au scrutin secret.

Vote en assemblée générale

En assemblée générale, le vote pondéré par parts ou par voix suit la même logique de preuve.

Approfondir le vote et la gouvernance du conseil

Les pages liées pour cadrer juridiquement et techniquement vos scrutins secrets et pondérés.

Questions fréquentes sur le vote secret et pondéré

Qu'est-ce qu'un vote secret au conseil d'administration ?

Un vote secret au conseil d'administration est un scrutin dans lequel le sens du vote de chaque administrateur n'est connu de personne, pas même de l'éditeur de la plateforme. Techniquement, il s'agit d'un mode anonyme et chiffré : le bulletin est chiffré sur l'appareil du votant, le droit de vote est vérifié séparément du contenu du bulletin, et seul l'agrégat est révélé à la clôture. Cette garantie suppose un bureau de déchiffrement à seuil (trustees) et un format de bulletin agrégeable ; elle ne s'applique qu'en mode anonyme, jamais en mode public ou nominatif.

Quand faut-il imposer un vote secret au conseil ?

Le vote secret s'impose quand le sens du vote pourrait exposer un administrateur ou fausser la délibération : nominations, révocations, désignation du président ou de mandataires, sujets de personnes, conflits d'intérêts, décisions sensibles. Certains statuts ou règlements intérieurs prévoient le scrutin secret de droit pour des décisions précises, ou à la demande d'un administrateur. La règle pratique : passez au secret dès que la liberté du vote prime sur la traçabilité nominative. Vos statuts priment et ces éléments ne constituent pas un avis juridique.

Comment garantir le secret d'un vote au conseil d'administration ?

Le secret repose sur la séparation technique entre la liste d'émargement (qui prouve le droit de vote) et l'urne (qui contient les bulletins). Le bulletin est déposé de façon anonyme, mais adossé à une preuve d'appartenance qui atteste que le votant a bien le droit de voter, sans lier son identité au sens du vote. À la clôture, un bureau de déchiffrement à seuil ouvre uniquement l'agrégat. Aucun bulletin individuel n'est lisible. La robustesse du secret dépend aussi d'un seuil d'anonymat suffisant : sur un effectif très réduit, un résultat unanime ou quasi unanime peut rester révélateur.

Qu'est-ce que le vote pondéré au conseil d'administration ?

Le vote pondéré attribue à chaque administrateur, ou à chaque collège, un poids de voix qui peut différer de la règle « une personne, une voix ». Il se rencontre dans certaines associations, mutuelles, coopératives, groupements ou organes où la représentation reflète des apports, des effectifs ou des catégories de membres. Sur la plateforme, la pondération relève de la couche applicative : elle se paramètre selon vos statuts et n'est pas une garantie du socle cryptographique. Le décompte intègre alors les poids définis, et le résultat agrégé reste re-vérifiable.

Qu'est-ce qu'un collège d'administrateurs et comment voter par collège ?

Un collège regroupe des administrateurs partageant une même qualité : représentants de catégories de membres, salariés, collectivités, financeurs. Le vote par collège permet de décompter les voix par groupe, parfois avec un poids propre à chaque collège ou une condition de majorité interne. C'est un paramétrage de la couche applicative, calé sur vos statuts et votre règlement intérieur. La plateforme exécute la règle que vous définissez ; elle ne s'y substitue pas et ne juge pas de sa validité juridique.

Qu'est-ce que la voix prépondérante du président ?

La voix prépondérante permet de départager un vote en cas de partage égal des voix : la voix du président compte double, ou tranche. Elle n'existe que si les statuts la prévoient et dans les conditions qu'ils fixent ; certaines décisions peuvent l'exclure. Sur la plateforme, la voix prépondérante est un paramètre de la couche applicative, activé selon vos statuts, et non une propriété du socle cryptographique. À noter qu'une voix prépondérante est, par nature, difficilement compatible avec un scrutin strictement secret, puisqu'elle suppose d'identifier la voix du président.

Quelle est la différence entre majorité simple et majorité qualifiée ?

La majorité simple est atteinte lorsqu'une résolution recueille plus de voix « pour » que de voix « contre » parmi les votes exprimés, une fois le quorum vérifié. La majorité qualifiée exige un seuil plus élevé : par exemple les deux tiers ou les trois quarts des voix, parfois calculé sur les membres en fonction et non sur les seuls présents. Les statuts fixent la majorité applicable résolution par résolution. La plateforme calcule le résultat selon la règle paramétrée ; le choix de cette règle relève de vos statuts et ne constitue pas un avis juridique.

Le vote pondéré et la voix prépondérante sont-ils garantis par la cryptographie ?

Non. Le poids de voix, les collèges, la voix prépondérante et le type de majorité sont des règles de gouvernance qui relèvent de la couche applicative : ils se paramètrent selon vos statuts. Le socle cryptographique garantit le secret du bulletin, l'intégrité de l'urne et la re-vérifiabilité du résultat ; il n'invente ni ne valide vos règles de pondération. Cette distinction est volontaire : nous ne présentons jamais un réglage applicatif comme une propriété mathématique du socle.

Comment articuler le paramétrage du vote avec les statuts ?

Les statuts et le règlement intérieur sont la source de droit : ils définissent qui vote, avec quel poids, par quel collège, à quelle majorité, et quand le scrutin est secret. La plateforme se paramètre pour refléter exactement ces règles, résolution par résolution. La règle d'or demeure : vos statuts priment, et l'outil exécute sans jamais s'y substituer. Avant toute mise en place, le paramétrage doit être vérifié avec votre direction juridique. Ces éléments sont informatifs et ne constituent pas un avis juridique.

Comment prouver le résultat d'un vote secret ou pondéré après la séance ?

À la clôture, la plateforme produit un certificat de clôture scellé par signatures internes (Ed25519) qui engage l'ordre du jour, les résultats agrégés et les traces de quorum, ancré dans un journal d'audit horodaté en ajout seul. Ce certificat et ce journal sont re-vérifiables hors-ligne par un tiers, sans dépendre du serveur de l'éditeur. On peut ainsi démontrer, des mois plus tard, que le résultat agrégé n'a pas été modifié, y compris pour un vote pondéré par collège. La valeur probante juridique, elle, dépend du cadre applicable.

Le vote secret du conseil est-il conforme au RGPD et à la CNIL ?

La CNIL a publié une délibération n°2019-053 du 25 avril 2019 portant recommandation sur le vote par correspondance électronique, applicable jusqu'à fin 2026, ainsi qu'une nouvelle recommandation publiée début 2026. Le scrutin secret sert précisément la confidentialité attendue par ces recommandations. La plateforme est conçue pour le RGPD, hébergée en Union européenne, mais aucune certification CNIL ne saurait être revendiquée : la conformité s'apprécie au regard de votre traitement et doit être validée avec votre délégué à la protection des données.

Un vote secret par la cryptographie, pondéré par vos statuts

Découvrez en démonstration comment paramétrer poids, collèges et voix prépondérante, tout en préservant un secret réellement vérifiable.